Cheval de Troie : différence avec un virus et suppression
Cybersécurité et vie privée

Cheval de Troie : différence avec un virus et suppression

Par Yann Deverre 30 septembre 2026 2 min de lecture

L'essentiel
Un cheval de Troie est un programme malveillant déguisé en fichier utile. Contrairement au virus, il ne se recopie pas : il attend que vous l'ouvriez. Lancé, il vole des mots de passe ou ouvre un accès à distance. La parade : couper le réseau, analyser hors ligne, changer ses mots de passe depuis un autre appareil.

Taper « cheval de Troie virus » après une alerte, c’est mélanger deux familles. Le nom vient de l’Odyssée : un cadeau qui cache des soldats.

Cheval de Troie ou virus : quelle différence ?

Le virus se greffe à d’autres fichiers pour se multiplier. Le ver se propage seul par le réseau. Le cheval de Troie ne fait rien tant qu’on ne l’exécute pas.

Famille Se copie seul ? Besoin d’un clic ? But habituel
Virus Oui, dans d’autres fichiers Au départ Perturber, se répandre
Ver Oui, par le réseau Non Se propager vite
Cheval de Troie Non Oui Voler, espionner, ouvrir un accès
Classement usuel ; une attaque combine souvent plusieurs familles.

Les portes d’entrée les plus fréquentes

  • une pièce jointe de fausse facture ou de faux colis ;
  • un logiciel piraté ou un « crack » ;
  • une application Android installée hors Play Store via un lien SMS ;
  • une fausse mise à jour du navigateur affichée par un site.

Le message piégé se repère avant le clic grâce à trois signaux du phishing.

Réplique en bois du cheval de Troie sur le site archéologique de Troie
La réplique du site de Troie, en Turquie. Photo : Assassin3577, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.

Repérer une infection sans paniquer

Processeur qui s’emballe, protection désactivée, extension inconnue, connexion suspecte à vos comptes : deux signes ensemble justifient d’agir. Sur Android, ouvrez Paramètres puis Accessibilité : une application que vous n’avez pas activée y est suspecte, car les chevaux de Troie bancaires s’en servent pour lire l’écran. Notre test du téléphone espionné détaille les autres contrôles.

Supprimer un cheval de Troie dans le bon ordre

  1. Coupez le Wi-Fi et le câble.
  2. Sous Windows, lancez l’analyse Microsoft Defender hors ligne : environ 15 minutes, avec redémarrage.
  3. Désinstallez ce qui a été ajouté récemment.
  4. Depuis un appareil sain, changez vos mots de passe, messagerie d’abord.
  5. Si la banque est touchée : opposition, plainte et 17Cyber.

Un antivirus à jour arrête les souches connues, rarement les nouvelles.

Un cheval de Troie est-il un virus ?

Pas au sens strict, puisqu’il ne se reproduit pas. Le langage courant appelle pourtant « virus » tout logiciel malveillant.

Un iPhone peut-il en attraper un ?

C’est rare : iOS n’installe que des applications validées. Le risque vient surtout des liens de phishing.

Réinitialiser le téléphone suffit-il ?

Presque toujours, si l’on ne restaure pas la sauvegarde qui contenait l’application piégée.

Faut-il porter plainte ?

Oui en cas de vol d’argent ou de données, avant de réinstaller quoi que ce soit.

Le mode navigation privée protège-t-il ?

Non. Il efface l’historique, il ne bloque aucun fichier téléchargé.

Ce soir, vérifiez que la protection en temps réel est active et supprimez les applications que vous n’avez pas installées vous-même.

Source

Cybermalveillance.gouv.fr, fiche réflexe « Virus informatique, que faire ? », consultée le 30 septembre 2026.

Yann Deverre

Yann Deverre

Douze ans de développement web, en agence puis chez un éditeur de logiciels, avant de passer à l'écriture. Il explique le numérique en partant du mécanisme, et teste avant d'affirmer.

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